Sucre (19° Sud / GMT-4)
Entre Uyuni et La Paz, une halte dans la paisible Sucre, blanche capitale Bolivienne essentiellement administrative et étudiante.
On a quitté Uyuni sur notre première route d'asphalte du pays - étonnamment vide. Trajet en bus local avec changement à Potosi, on ramasse tout le long de nouveaux passagers en bord de route jusqu'à remplir le couloir central. Certains sont montés avec leur propre siège - une caisse en bois, dos à dos avec le passager de derrière. Beaucoup de chapeaux, tresses et tissus bariolés; l'exotisme est autant dans le bus qu'à travers la vitre, avec tout ce que cela implique. A chaque arrêt les vendeurs ambulants montent pour quelques kilomètres, apportant leur contribution de scènes pittoresques tandis que l'on voit défiler montagnes arides, canyons et prairies verdoyantes. Les paysages Boliviens sont splendides et d'une grande diversité.
A la descente on file en taxi jusqu'à l'hôtel, une grande demeure coloniale avec deux patios, un jardin, de grandes terrasses et beaucoup beaucoup de charme. Devant notre chambre un hamac! Repos et calme entrecoupé de promenades jusqu'au marché central ou aux arcades de la Recoleta. Le soir on flâne sous les arbres de la place des armes, on découvre les menus à 25 pesos soit 2,75 € - entrée, soupe, plat, dessert et boisson! Seul bémol, la ville est embouteillée de vieux bus asiatiques et voitures en fin de vie qui fument, vous enfument et klaxonnent à chaque carrefour.
Après quatre jours de trêve, on repart de nuit dans un bus qui roule trop vite en direction de La Paz. On arrive en ville au petit matin, sur le plateau proche de l'aéroport où un marché populaire s'organise au milieu d'embouteillages monstres. Des marchandises de toutes sortes comme des lits et canapés sont posés à même le sol, à coté du bétail, des moutons et quelques cochons qui attendent patiemment tandis que les chiens fouillent les poubelles. Mon regard se pose sur un objet que je fini par identifier comme le cadavre d'un chien, mort la tête écrasée dans la boue. Je me détourne, un peu sonné.
Un premier arrêt puis on arrive sur la vallée encaissée couverte de part et d'autres de maisons aux parpaings apparents; au loin les montagnes enneigées pointent au milieu des nuages. Alors que l'on descend vers le coeur de la ville, le bus se retrouve bloqué dans un bouchon sur une sorte de périphérique. Une grande partie des véhicules fait alors demi tour après s'être délestés de leurs passagers, remontant la voie à contre sens tandis qu'une marée humaine poursuit la descente à pied... Le chaos ordinaire d'un Bolivien ou une scène surréaliste pour le voyageur occidental.
Sur la route entre Uyuni et Sucre
Sucre
La Paz












































