Rio de Janeiro (22° Sud / GMT-3)
Première étape du voyage, c'est un peu notre sas de décompression entre les préparatifs parisiens et le périple qui commence. Apres 16 heures de voyage on découvre le sol Brésilien sous les "nouillages". 45 minutes de taxi à travers un urbanisme anarchique, des favélas en toile de fond et finalement notre appartement à Lapa - cœur de la Cidade Maravilhosa, vibrant et couvert de graphes.
Il nous faudra 2 jours pour digérer le vol et s'acclimater à la chaleur moite qui inonde Rio - une ville entière en slip et en tong. On s'amuse de la nonchalance des Cariocas et on s'essaie au Portugais après avoir testé sans succès Anglais, Italien, Français et le peu d'Espagnol qu'il me reste du collège.
Ce sont nos premières journées de plage. On retrouve le grand océan de nos enfances à Bordeaux et Rabat dont les vagues puissantes soulèvent le sable blanc des splendides Copacabana et Ipanema. Les ballons dansent au dessus des têtes bronzées et des strings brésiliens.La ville et la forêt tropicale se partagent le territoire, on goûte les fruits exotiques débusqués au gré des marchés et le soir on se balade à la recherche de concerts de samba.
Rio aurait tout du paradis terrestre sans ce sentiment d'insécurité qui vous accompagne un peu partout. Les disparités entre riches et pauvres sont un gouffre qui fracture une société pourtant si métissée. Comme c'est souvent le cas en Amérique du Sud, la croissance brésilienne ne profite pas à tout le monde et on a parfois l'impression d'être sous escorte policière au retour des plages ou lors de nos sorties nocturnes du week-end.
