Cordoba (31° Sud / GMT-3)
On est arrivé à Cordoba au petit matin et comme on l’a souvent fait, on a marché jusqu’à l’hôtel. La ville semble endormie, les rues sont vides et grises, les bâtiments tristes et sans intérêt. En dehors des bâtiments coloniaux du centre historique et des petites places aux environs de la cathédrale Notre-Dame de l'Assomption où nous avons pris l’habitude de flâner en fin d’après-midi, notre séjour à Cordoba ne changera pas énormément cette première impression.
On consacre notre premier jour aux ballades de repérage et au moment des courses, après plus d'une semaine d'observation de cette étrange coutume locale: le déclic. Encore hésitants on se saisi d'un paquet rouge Amanda 'Yerba Mate", le passage en caisse sonne le point de non-retour pour l'expérience de la boisson nationale argentine. Sur le chemin du retour on fait une belle découverte, un marché bohémien en plein air avec plein de produits artisanaux, œuvres d’art et antiquités; une belle ambiance. A l'affut des conseils d'acheteurs argentins on fini par se décider pour deux « bombilla », l’outil indispensable pour boire le maté et j’en profite pour m’offrir un petit sac que je cherchais depuis un moment déjà.
Envie de grands espaces aprés toutes ces étapes urbaines, on a rapidement délaissé la ville pour les Sierras alentours. On part une journée à découverte de La Falda, un petit village à deux heures de route de Cordoba où l'on improvise un pique nique en plein air suivi d'une belle balade à cheval dans les Sierras. On passera notre dernière journée à Cuesta Blanca au bord d’une petite rivière qui nous offrira l’occasion tant attendue de faire un plouf dans les Rios argentins; le soir même on prend un bus de nuit pour Mendoza.
Des trois villes que nous avons visité en argentine, Cordoba semble la plus marquée par cette période sombre qu'a connu le pays : la dirty war. Sur les murs, des portraits de femmes demandant justice pour leur fils ou maris mais aussi le mémorial sous forme d’empreinte avec les noms des disparus. De Cordoba on retiendra aussi le nombre impressionnant de chiens errants. Ils s'approprient la ville jusque dans ses lieux les plus insolites. Egalement la violence des automobilistes envers les piétons, c'est un peu vrai partout en Amérique du sud mais cela nous a particulièrement frappé dans cette ville.

